El Callejon de Huaylas

Le petit déjeuner buffet de l’hôtel tient toutes ses promesses et c’est l’estomac bien garni que nous partons rejoindre l’avenue Luzuriaga, l’artère principale de la ville près de la Plaza de Armas.
Nous découvrons Huaraz de jour, c’est une ville sympa, animée, sans charme, ni style particulier. La belle Huaraz de l’époque n’a pas résisté au séisme de 1970. Située à 3100m d’altitude, il fait un peu frais le matin, mais les premiers rayons du soleil ont vite fait de nous faire poser nos polaires et doudounes.
Nous rejoignons les bureaux de la compagnie Mony tours et partons avec notre bus faire le tour des popottes, recueillir nos compagnons d’excursion dans leurs hôtels respectifs.
Nous faisons la connaissance d’Elsa, notre guide, environ 40 ans, 3 enfants et qui connaît très bien la région.
Au passage nous voyons un peu plus de Huaraz, la ville est petite, environ 30000 habitants, répartie en deux districts, celui de Huaraz et celui d’independencia séparés par le rio Quilcay. Cette rivière se jette d’ailleurs dans le rio Santa plus imposant et qui circule dans toute la vallée jusqu’au Pacifique.
Nous prenons la route du Callejon de Huaylas qui suit la vallée encadrée par deux chaînes de montagne splendides. A notre droite la cordillère blanche et ses sommets nombreux et enneigés, à gauche la cordillère noire, moins haute sans neige, mais avec des falaises vertigineuses et des anticlinaux sublimes. 2013-06-28 09.59.34Toute la région et en particulier le parc naturel du Huascaran est classé au patrimoine de l’Humanité, rien d’étonnant.
Nous traversons le village de vichay et déjà au loin le Huascaran (la plus haute montagne du Pérou) et ses 6768m pointe son nez à l’horizon.

Nous passons par Tarica et Elsa en profite pour nous faire une rapide présentation de la cordillère blanche et ses 70 sommets enneigés (nevados) qui oscillent entre 5400m et 6700m. Sans doute la plus belle et haute concentration au monde. Nous laissons sur notre gauche la mine Pierina, mine d’or toujours en activité et dont les propriétaires sont canadiens, puis jetons un oeil à la Cueva de Guitarrero dans la cordillère noire où l’on a trouvé des traces de vie et des peintures rupestres datant des premiers habitants de la région 10 000 ans avant notre ère.
La vallée qui se présente à nous est très encaissée et très verte aussi. Elle est très fertile et l’on y cultive toute sorte de fruits et de légumes. On y pratique aussi beaucoup l’élevage (porcs, chevaux, vaches, moutons, cuyes et poulets). On y cueille également nombre de plantes médicinales qui sont d’usage courant ici: la flor de retama qui soigne les sinusites, la rimarina, la sàvila ….
Nous laissons sur la droite le village de Marcara dont le nom vient de Marcajara (Jara signifiait maïs en quechua). Non loin de là, se trouvent les eaux thermales de Chancos très prisées des locaux contre les rhumatismes.
Nous atteignons Carhuaz vers 10h30 pour notre première pause. La ville possède une jolie place centrale avec fontaine et palmiers géants, une petite église mignonne complète le tableau. Les vêtements des gens du village sont 2013-06-28 10.42.43très typiques, surtout ceux des femmes et un code de couleur, comme à Taquile, permet de distinguer les femmes veuves, des femmes mariées ou célibataires. Mais la petite attraction de la matinée c’est le glacier en haut de la place. Ils fabrique de très bons sorbets aux fruits avec la glace qui provient du Huascaran et de l’Alpamayo (5947m) appelé aussi « la montagne-diamant ». Nous goûtons un citron-chirimoya et un chocolat-maracuya très bons.2013-06-28 10.32.03
Nous reprenons la route en suivant toujours le rio Santa qui part de la laguna Conococha au sud et qui se jette dans la centrale hydro-électrique au nord de la vallée, près du Canyon del Pato. Nous traversons le village de Tingua et entrons dans le district de Mancos.
Non loin de là se trouve l’ancient village de Yungay. Nous effectuons notre deuxième arrêt au « Campo Santo ». Il s’agit d’un lieu de pèlerinage construit sur l’emplacement de l’ancient village de Yungay qui fut complètement enseveli par une avalanche lors du séisme du 31 mai 1970. Il y eut 25 000 morts à Yungay et 77 000 dans toute la région.

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C’est un lieu empreint d’une certaine solennité. On y a dressé un jardin aux roses très odorantes et nous parcourons les quelques centaines de mètres qui constituaient l’ancien village. De Yungay Hermosura, comme on l’appelait avant, il ne reste rien sinon 4 palmiers morts qui sont comme un témoignage de la violence des évènements, trois carcasses de bus encastrées les unes dans les autres et aussi compactes qu’une oeuvre de César et enfin l’ancien cimetière construit légèrement sur les hauteurs et dont le dernier étage a survécu au passage de l’avalanche.

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On a du mal à imaginer que dans ce coin paisible du Callejon de Huaylas, au milieu de ce décor sublime s’est produite une des pires catastrophes qu’ait connu le Pérou. En trois minutes, le village a été englouti et rasé de la carte, 92 survivants ont dû leur salut au cimetière sur lequel ils se sont juchés, ils sont restés là trois jours attendant les secours et se nourrissant de tuna (figue de barbarie), nous avons croisé l’un d’entre eux. Un miracle eut lieu toutefois, ce jour là il y avait dans le cirque un peu à l’extérieur du village, une représentation du clown « cucharrita » avec 320 enfants à l’intérieur, à l’arrivée de l’avalanche le clown réussit à évacuer les enfants par la sortie opposée, le cirque a amorti la vague, et les enfants furent sauvés. Tous orphelins ils furent adoptés par des familles étrangères et commencent maintenant à revenir dans la région pour rendre hommage aux disparus.
Nous prenons quand même le temps d’admirer le paysage et les deux sommets Huascaran et Huandoy (6395m) qui surplombent la vallée.

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Une légende court d’ailleurs sur les deux nevados , ce serait deux jeunes gens Huascar et Huandy, amoureux, des ses amours impossibles qui mènent aux tragédies.
Nous quittons le nouveau Yungay construit quelques kilomètres plus loin et nous engageons dans le parc national de Huascaran. Nous faisons notre pause déjeuner au « granero de los Incas » un petit restaurant perdu au milieu de la montagne et nous nous régalons d’un « chincharron de chancho con mote » et de « truchas a la plancha » délicieuses.2013-06-28 13.44.59
Nous reprenons la route sous le soleil pour nous rendre aux lagunes de Llanganuco, une des attractions de la journée. Situés à 25km de Yungay à 3863m dans la cordillère blanche et aux pieds des 4 sommets: Huascaran, Huandoy, Cholpicalqui et Pisco se trouvent les lagunas de Chinancocha (lagune femelle) et Orconcocha (lagune mâle) connues comme Llanganuco.

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La couleur verte turquoise de leurs eaux, la majesté du site et les bois de « quenuales » (arbres au tronc orangé) font de ce lieu un petit paradis.2013-06-28 15.42.48

Nous décidons de prolonger ce moment de plaisir en nous offrant un petit tour en barque à rames sur la lagune. Jamais nous n’aurons été aussi près du Huascaran.
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Nous quittons ce lieu enchanteur à regret et poussons un peu plus au nord jusqu’à Caraz pour admirer le petit village, sa jolie place centrale et goûter au passage, dans un petit magasin de confiseries, des confitures de chirimoyas et de lucumas très agréables.

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Nous n’irons pas plus au nord du Callejon de Huaylas, car il nous reste beaucoup de route pour rentrer sur Huaraz. Nous prendrons seulement le temps, à la nuit tombée, de nous arrêter à Ticara, un petit village très connu pour son artisanat. Nous visiterons une fabrique de poteries où le patron est un magicien de l’ « arcilla » (terre cuite).

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Il nous fera d’ailleurs une représentation en fabricant devant les yeux épatés des filles un superbe vase en quelques tours et en 3 mn.
Retour sur Huaraz, repos et bonne nuit à la Casa Ravines.

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En route pour l’Ancash…

Pas grand chose à dire de cette journée qui sera une transition. Nous quittons l’hôtel Bonbini bien à regrets.

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C’est une ville de contraste qui a souffert de tremblements de terre, particulièrement du dernier en 1970, mais qui a gardé un charme considérable.
Le bus de Cruz del Sur nous amène de Lima à Huaraz par la panamericana en suivant le littoral pendant environ 5h avant de bifurquer vers la droite et de nos offrir des paysages de montagne, de verdure, de sommets enneigés et de puna.

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On a quitté temporairement le désert. Nous atteignons Huaraz après 8h de bus et posons nos valises à la Casa Ravines, un magnifique hôtel avec patio, cheminée au feu de bois, salons très confortables et petit déjeuner buffet.
Nous découvrons Huaraz de nuit et planifions avec l’agence Mony tours les excursions pour les trois jours à venir.

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Lima…encore un petit peu

Nous sommes mercredi, c’est censé être notre dernier jour sur Lima, et nous avons en tête de prendre le bus Cruz del Sur dans la soirée pour un voyage de nuit pour Huaraz dans l’Ancash (province au nord de Lima).
Tout ne se passe pas comme prévu et les bus sont bondés, plus de place, même au terminal où nous perdons 1h30 à attendre en vain. Nous apprendrons plus tard que le gouvernement a décrété 4 jours fériés comme cela pour fêter « el dia del campesino ». Les gens en profitent pour monter dans le nord, chercher le soleil. En plus de cela, un festival « andino » est prévu à Huaraz avec des compétitions internationales de ski le samedi…mauvais plans. Les seules places disponibles sont pour demain à 9h30. Nous dormirons donc une nuit de plus à l’hôtel Bonbini, nous y sommes très bien mais cela va nous retarder quelque peu, d’autant que le compte à rebours a commencé…plus qu’un mois avant le retour!!
Du coup, il ne nous reste que l’après-midi pour profiter des nombreuses découvertes que peut nous offrir la Capitale. Nous comptons nous rendre au port de Callao pour visiter la forteresse du roi Philippe datant de 1747 et construite pour repousser les pirates.

En fait, elle arriva trop tard car Sir Francis Drake s’était emparé du port et l’avait saccagé bien avant.
Nous abandonnons l’idée car le mauvais temps nous décourage d’aller sur la côte.
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Nous préférons poursuivre notre pèlerinage sur les sites archéologiques et partons à l’inconnu par des combis improbables jusqu’à 31km de Lima voir le site de Pachacamac.
Pour les amateurs de Tintin, ce nom est évocateur. C’est un site majeur de la côte péruvienne. Il tirait son prestige d’un oracle consulté par les seigneurs de l’époque les « curacas ». Le dieu Pachacamac, sorte de griffon, avait le pouvoir de faire trembler la terre.2013-06-26 16.33.11

Les premiers occupant datent de -200 av JC avec la culture Lima, mais il prendra son essor avec l’expansion de l’Empire Wari  aux alentours de 650 ap JC. De 1100 à 1450 ap JC, c’est la culture Ychsma qui édifia la majeure partie du centre cérémonial en particulier la pyramide à rampes en adobe et le Temple peint (en rouge et jaune).

2013-06-26 15.39.15 L’arrivée des Incas apporta comme à chaque fois, un élément grandiose au site symbole du Tawantisuyu. Ils y construisent un monumental Temple du Soleil et un Temple de la lune, appelé aussi Acllawasi (maison des femmes choisies).

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Elles étaient choisies pour devenir prétresses ou femmes d’Inca et étaient réputées pour leur savoir-faire en matière de tissage.
Le site est encore en grands travaux et construit en adobe, il est soumis aux intempéries et à l’humidité, d’où les scrupules des archéologues à désensabler les vestiges. Il y a du boulot là pour des générations d’entre eux.

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Quelques financements seraient aussi les bienvenues, si le coeur vous en dit et si vous vous sentez l’âme d’un mécène, je vous donnerai les coordonnées.
Un petit musée, à la sortie, rassemble les pièces découvertes sur le site, elles sont de toutes beautés (poteries, quipus…).
C’est sûrement en taille le site le plus grand que nous ayons vu avec Machu Picchu bien sûr.

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Nous regagnons le centre ville de Lima avec un autre combi local, toujours une petite aventure que ces bus pour locaux qui roulent à tombeau ouvert et dont le fonctionnement est toujours le même, un chauffeur « fangio » et un rabatteur qui hurle à chaque arrêt pour attirer de nouveaux passagers. S’il est un peu attentionné pour celui qui monte (normal, il n’a pas encore payé), il l’expédie d’un « baja,baja,baja » à la descente…au début çà choque après on n’y prête plus attention.2013-06-26 17.57.00
Nous saluons une dernière fois Lima de nuit et sa place centrale illuminée nous donne quelques regrets de partir si tôt.
Demain c’est le départ pour Huaraz.

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Lima, suite des aventures…

Aujourd’hui c’est un jour important à marquer d’une pierre blanche. Grâce à la diligence et la gentillesse de Mme Plouviez, la directrice de l’Ecole de la Grande Ile, nous avons organisé une rencontre par skype entre les filles et leur classe respective. Chacune à tour de rôle a pu échanger quelques mots avec les camarades de classe et avec leur maître et maîtresse. Je pense que le moment a été apprécié des deux côtés de l’écran et les questions ont fusé, pour certaines insolites.
Manon a eu l’air assez impressionnée, parler en public n’est pas chose aisée. Laure, dont le débit n’a pas beaucoup d’équivalent a été plus à l’aise. Ce fut un moment touchant et dont les filles se souviendront longtemps.
Nous avalons notre petit déjeuner et repartons à l’assaut de Lima, tant de choses à découvrir et le temps qui passe trop vite.
2013-06-25 11.59.55Nous visitons l’Eglise San Francisco et son couvent. L’Eglise date du XVIème siècle et reste l’un des rares vestiges de l’époque coloniale qui a survécu aux tremblements de terre de 1746 et qui a ravagé la ville et ses alentours. La façade est magnifique même si elle est envahie par les pigeons. A l’intérieur, même constant que dans la Cathédrale, un nombre impressionnant de chapelles dont celle de San Judas Tadeo qui est la plus fréquentée.
A gauche de l’Eglise se trouve le monastère. Nous partons le visiter, impatients de voir les Catacombes qui se trouvent sous l’église. Dessi nous attend dehors. Les photos sont interdites à l’intérieur, dommage pour vous!! La visite vaut vraiment le détour. Une magnifique bibliothèque digne de celle d’Harry Potter nous accueille sur la gauche avec ses 25 000 ouvrages en latin, espagnol, français et italien. Certains volumes pèsent jusqu’à 40kg, leur couverture sont en bois et les pages en peau d’agneau nouveau-né.2013-06-25 10.34.07
A l’étage un plafond magnifique domine l’escalier, nous passons par le choeur haut de l’église au dessus de la nef où se trouve en son centre un « facisto giratorio » (sorte de lutrin qui pivote pour faciliter la lecture de tous les frères). Tout ici est fait en bois de cèdre du Nicaragua. A cette époque la jungle péruvienne n’a pas été explorée ou mal et il n’existe pas d’acheminement possible par route pour Lima.
Les tremblements de terre ont abîmé la ville et si le monastère a en partie résisté, c’est grâce à sa construction particulière. Les cloîtres sont construits sur deux étages, le premier en adobe, le deuxième en « quincha », sorte de mélange de « carisco » (bambou), de paille et de boue, moins lourd et plus flexible.
36 frères habitent encore le couvent. Nous traversons plusieurs pièces où la hiérarchie franciscaine est mise à l’honneur: en premier Jésus (à tout seigneur tout honneur), puis l’Immaculée conception (patronne des franciscains) et enfin Saint françois d’Assise (fondateur de l’Ordre). Des tableaux de Saints et de Martyrs ornent les murs.
Le clou de la visite furent les Catacombes. On les appelle ainsi en hommage à celles de Rome auxquelles elles ressemblent dans leur architecture. C’est en fait une crypte labyrinthique construite en « colicanto » (mélange de chaux, de boue, de blanc d’oeuf et de paille) qui a bien résisté au passage du temps.

Des puits antisismiques ont été construits pour amortir les ondes de choc,ils ont été par la suite utilisés comme ossuaires. Les tombes se succèdent et des monceaux de tibias, fémurs et crânes agrémentent la visite. On apprend comment on enterrait les morts à la chaux vive à cette époque. Plus de 70 000 personnes anonymes sont enterrées ici dans les fosses communes. Un peu à l’écart la crypte de Luis de Castella Tamiral, grand donateur et mécène.
Nous quittons ce lieu lugubre mais intéressant et terminons la visite par une salle où se trouve une Cène originale, toujours le Cuy au centre de la table, mais des enfants aussi tout autour (symbolisant l’innocence), un chien (la fidélité) et un diable derrière Judas.
Nous retrouvons Dessi dehors, jetons un oeil à l’église de la soledad qui jouxte le monastère et partons nous aérer l’esprit dans le Parc de la Muraille.2013-06-25 12.12.29
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La muraille, ou ce qu’il en reste, protégeait à l’époque la ville, elle a subi outre les dommages du temps, les conséquences de l’expansion rapide de la ville. Le parc est agréable sous la brume et trouve en partie son intérêt 2013-06-25 12.18.25

 

 

 

 

 

dans la partie basse où se situe la splendide statue équestre de Francisco Pizarro. Elle trônait à l’époque sur la place centrale de la ville.

 

En remontant le jiron Ucayali, nous passons devant le palais Torre Tagle, une magnifique demeure coloniale, aux balcons à moucharabieh, que nous ne pouvons visiter.2013-06-25 14.26.47

Un petit arrêt au musée de la Banque Centrale de la réserve du Pérou nous permet d’apprécier un florilège de poteries des périodes pré-incas (Chimu, Sechin, Wari…) ainsi qu’un superbe portrait de Tupac Amaru, à l’étage une galerie de peinture dont la célèbre « Capitulation d’Ayacucho ».

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Nous passons devant la « casa Goyeneche » et l’église « San Pedro », nous suivons le jiron Azangaro jusqu’au parc universitaire. Nous en profitons pour faire une pause sucrée avec quelques « churros » au chocolat!!

Nous prenons Avenida de Pièrola jusqu’à la Plaza San Martin, l’objectif final de notre balade urbaine.

2013-06-25 15.06.05 C’est une place récente, aux bâtiments néo-classiques. Tout autour se sont installées de grandes banques, des clubs privés, c’est aussi là que se trouve l’hôtel Bolivar, le plus vieux 5 étoiles de la ville. Elle n’en demeure pas moins impressionnante et très agréable. Nous flânons quelques temps et profitons des lieux.
A cuadras de là, sur l’avenue Abancay, nous nous engouffrons dans un combi (sorte de colectivo) qui va nous conduire dans le quartier de Pueblo Libre – un peu à l’écart sur la place Bolivar (on fait tous les libérateurs aujourd’hui).2013-06-25 16.10.06
A côté de la place, se trouve le musée national d’archéologie d’anthropologie et d’histoire du Pérou. C’est journée « portes ouvertes », et partons parfaire nos connaissances sur des sociétés dont chacune a sa salle… très enrichissant en particulier pour la culture Wari à qui l’on peut attribuer la construction d’une bonne partie du « Chemin de l’Inca », bien avant les Incas, et celle de la civilisation Chavin » que nous verrons bientôt bientôt du côté de Huaraz.

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Dans le jardin, un buffet a été organisé, nous achetons empanadas,papas rellenas,  tamales, tarte au chocolat et à la fraise.

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De quoi se régaler sur le chemin du retour vers notre hôtel.

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Lima et le bord de mer

Deuxième journée à Lima. Nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel Bonbini. Un des objectifs de la matinée est de trouver le guide du routard perdu il y a deux jours. Nous arpentons les librairies de Lima, sans succès et décidons de tenter le coup chez nos compatriotes du côté de l’Alliance Française qui se trouve à Miraflores. Nous ferons d’une pierre deux coups et visiterons par la même les côtes de l’océan et ses plages. Le colectivo qui nous y conduit a pris le chemin des écoliers et nous arrivons quelque 40mn plus tard.
Miraflores fait partie avec San Isidro de ces nouveaux quartiers modernes, très commerçants aux nombreux bureaux, où la bourgeoisie et les businessmen se sont exilés pour fuir l’exode rural qui s’est emparé du pays et qui a surpeuplé le centre ville. Le standing est beaucoup plus haut ici, des gratte-ciel ont complètement bouché le paysage, même s’il reste par-ci, par-là de jolis parcs, quelques maisons de style colonial et quelques  » quintas « .2013-06-24 11.59.36

On y trouve des terrains de tennis à gogo, des salles de fitness avec vue panoramique sur l’océan, des centres commerciaux tentaculaires et des fast-food. Rien qui ne nous fasse vibrer.
Pourtant le bord de mer est magnifique. La ville domine les côtes depuis ses falaises de 80 m de hauteur. Les plages en contrebas s’étalent à perte de vue et sont faites de galets. 2013-06-24 12.25.14

Nous profitons tant bien que mal du panorama, le temps est très couvert et brumeux, la garúa (le smog limeño) s’est installé durablement dans la ville. Quelques jolis parcs agrémentent le parcours depuis les crêtes dont celui du Parc de l’Amour fait en « azulejos » faussement « gaudiens » mais jolis et de nombreux poèmes vantent les mérites de Cupidon.

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Nous profitons un peu de la brise marine, puis passons à l’Alliance où nous trouvons une version plus ancienne du guide, ce qui nous convient quand même, nous copierons ce qui nous intéresse. Rien de plus à faire à Miraflores.2013-06-24 17.11.12
Nous prenons un bus en direction de Barranco, encore un peu plus au sud de Miraflores. Nous avons rendez-vous avec Freya, une belge flamande que nous avons croisé lors de notre balade sur les îles du Titicaca dont les enfants se sont bien amusés avec les filles sur le bateau. Elle nous a gentillement invité à diner chez elle ce soir.
En attendant, nous visitons Barranco. Rien à voir avec Miraflores. Cette petite ville vit à un rythme moins soutenu, même si elle se développe de plus en plus. Elle a encore gardé son âme de gros village, et le souvenir du temps où elle était la station balnéaire préférée des limeños au XIXème siècle. Les restes d’un passé colonial révolu, symbolisé par son église, côtoient une architecture de maisons au style républicain charmantes voire luxueuses.

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Nous traversons la place du Parc National pour nous rendre au Pont des Soupirs (« Puente de los suspiros »). Rien à voir avec celui de Venise, ici ce sont des soupirs amoureux ou des voeux de bonheur dont il est question. Le pont n’a rien d’extraordinaire si ce n’est d’être le passage obligé vers le haut de la ville et son panorama époustouflant sur la côte Pacifique.
Nous rejoignons Freya et dinons en sa compagnie pendant que les enfants alternent trempoline, parties de cache-cache et monopoly.2013-06-24 21.58.47

Une journée plutôt tranquille somme toute.

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